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Revue de presse achats - semaine du 11 mai

Vous n'avez pas eu le temps de surfer sur le Web cette semaine? La rédaction a sélectionné, pour vous, des articles parus sur le Web et susceptibles de vous intéresser car ayant trait aux achats et à l'économie, en général. Bonne lecture.

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Revue de presse achats - semaine du 11 mai
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Il n'y a pas de "solution magique" pour relocaliser

Interview de Sébastien Jean, directeur du CEPII - "Cette crise constitue un choc économique d'une grande violence. Elle va modifier à la fois les tissus productifs, avec des faillites et des ruptures de relations commerciales entre entreprises, et elle influera durablement sur la perception des risques par les décideurs. Cela amènera certaines entreprises à reconsidérer leurs stratégies pour améliorer leur capacité de résistance aux chocs exogènes, et dans certains cas pour moins dépendre de fournisseurs à l'autre bout de la planète et raccourcir les chaînes de valeur. D'autant que la montée des risques géopolitiques et des tensions commerciales les poussait déjà dans ce sens. Pour autant, il ne faut pas trop attendre de ces évolutions. L'arbitrage en faveur d'une plus grande sécurité peut modifier un peu l'équation, mais je ne crois pas que cette crise déclenchera par elle-même une recomposition majeure du commerce mondial, parce qu'elle ne remettra pas en cause fondamentalement les avantages des chaînes de valeur internationale en termes de coûts. D'ailleurs, cette crise ne signe pas l'échec des chaînes de valeur, dans le sens où il n'y a pas eu beaucoup de blocages de production dus à des pénuries de pièces et composants, ni de lien clair entre le degré d'internationalisation des secteurs et leur résistance à la crise. Dès lors, l'évolution de la localisation des productions dépendra avant tout des politiques publiques. Va-t-il y avoir un changement significatif du rôle de l'Etat dans l'économie ? C'est possible, parce que cette crise a suscité à la fois des interventions publiques massives et une exacerbation de la demande d'un Etat protecteur." >> Lire l'article complet sur le site des Echos

Le nombre de mauvais payeurs augmente, la traque s'intensifie

A l'inverse, le camp des mauvais payeurs dont quelques noms ont fuité (Vinci, Lafarge, Le printemps) s'est enrichi de General Electric ce mois-ci. "Outé" par la Confédération des PME (CPME) du territoire de Belfort, le groupe industriel a cherché à imposer à 270 fournisseurs une baisse de 20% de leurs tarifs. GE a depuis mis fin à cette pratique et engagé une médiation avec ses sous-traitants représentés par la CPME. En revanche, le gouvernement se retient encore de publier les noms des entreprises qui ne jouent pas le jeu. "Nous le ferons si les abus continuent", menace Pierre Pelouzet. Pour repousser ou réduire le montant de leurs factures, certains grands groupes rivalisent d'imagination. Des courriers anonymisés soumis au comité de crise que nous avons pu consulter exposent ces pratiques. Elles émanent de tous les secteurs économiques. "Aucune filière n'y échappe. Les mauvais payeurs, le sont par culture", juge le médiateur des entreprises. Premier artifice : le donneur d'ordre décide unilatéralement qu'il déduira par anticipation le bonus fournisseur de fin d'année sur une facture en cours. "L'Etat met différents dispositifs à disposition pour aider à traverser cette période de tension des trésoreries des entreprises, nous les activons. En acceptant cette déduction d'acompte de BFA (bonification de fin d'année), vous nous aider à compléter ce dispositif", écrit un distributeur. Tel groupe industriel expose en anglais à son "estimé fournisseur" une nouvelle politique de paiement qui aboutit à retarder le règlement de ses factures de 20 à 30 jours à compter de la date de livraison enregistrée par ses soins. >> Lire l'article complet sur le site du JDD

Litiges : "le BTP représente 10 à 15% des saisines" de la médiation

Interview de Pierre Pelouzet - "Au cours des dernières semaines, nous avons vu que le BTP représentait une partie non-négligeable des saisines et des sollicitations, de l'ordre de 10 à 15%, ce qui est quand même sur-représentatif par rapport au poids du secteur dans l'économie. Mais c'est aussi compréhensible compte-tenu de l'impact que la crise a eu et va continuer à avoir sur la construction. Le sujet qui monte dans le BTP, c'est évidemment la reprise, ce qui est une bonne chose mais la reprise a un coût, d'autant plus qu'elle se fait dans des conditions sanitaires spéciales. Tout le monde est conscient que cela a un coût, car on ne peut pas faire travailler les gens de la même manière, on ne peut pas les équiper et les organiser de la même façon. J'espère qu'il y aura de l'intelligence collective mais je pense qu'on aura tout de même pas mal de médiations. Il y a d'ailleurs un certain nombre de documents qui sont en train d'être rédigés, notamment dans le BTP, qui cadrent tout cela mais indiquent en même temps que la médiation sera la solution privilégiée pour résoudre les problèmes. J'espère que tout le monde aura le réflexe de venir nous voir parce qu'il y aura certainement beaucoup de discussions et de négociations autour de ce sujet : il y a un surcoût, et évidemment la question est de savoir qui paye, comment on organise ce paiement, comment on l'étale, et tout cela ne peut se faire que dans une discussion intelligente." >> Lire l'article complet sur le site de BatiActu

Covid-19 : comment les producteurs agricoles se réorganisent

L'entrepreneur Sébastien Pelka renchérit : "Oui, c'est tout le paradoxe : certes, on a observé un regain très fort pour les produits locaux, mais les producteurs locaux ont dû tout changer du jour au lendemain". Le 24 mars, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire appelle la distribution à acheter local. Sauf qu' "il y a une crainte de certaines exploitations à s'adresser aux distributeurs, elles ne connaissent pas, elles ne maîtrisent pas les codes ou ont eu une mauvaise expérience". Un autre problème, et de taille, est celui de "la logistique, la gestion, l'affacturage, la livraison", étaye l'entrepreneur, dont l'entreprise Direct-Market facilite les rapports entre producteurs locaux et distributeurs en gérant ces aspects. "On l'a constaté, ne serait-ce que par l'augmentation des sollicitations des producteurs pour des aides. Même obstacle pour les distributeurs, appelés à "renationaliser leur approvisionnement", ajoute Yuna Chiffoleau, qui souligne le manque de communication avec beaucoup de producteurs locaux : "Ça va être compliqué parce que les liens ne sont pas faits". D'autant que les distributeurs ne "renationalisent" pas par patriotisme mais parce qu'ils souffrent mécaniquement de la fermeture des frontières : "Beaucoup de produits d'Espagne ou du Maroc n'arrivent plus", rappelle Sébastien Pelka. >> Lire l'article complet sur le site de Usbek & Rica

Avec le Covid-19, la fast fashion perd le fil et doit changer de modèle

Outre sa responsabilité sociale, l'industrie fait face à sa mauvaise gestion des flux et des stocks. Les surplus sont un des problèmes majeurs de l'industrie qui mise sur les prix bas et les gros volumes, exerçant une forte pression sur les travailleurs et l'environnement. "Nous devons travailler tous ensemble à trouver comment vendre correctement un produit au lieu de le voir comme une quantité massive de marchandises dont nous avons juste besoin de nous débarrasser", a expliqué dans un webinar Gary Wassner, PDG de Hilldun, une entreprise de financements des sociétés de textile. C'est déjà ce qu'appelait à repenser le président de la Fédération national de l'habillement, Éric Mertz, en juin dernier lorsqu'il proposait de mettre un terme aux soldes qualifiant ces dernières de "spirale mortifère". Car elles résultent en effet des surplus et des invendus du secteur. "Les soldes sont les soins palliatifs d'un marché qui a perdu la tête", jugeait le cofondateur de la marque Bonne gueule, Geoffroy Bruyère. En affinant les stocks et en s'approvisionnant en circuit court, les marques ont pourtant tout à y gagner. C'est en tout cas l'avis de Hakan Karaosman, expert de la chaîne d'approvisionnement de la mode à la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe. >> Lire l'article complet sur le site de Novethic

Net ralentissement des défaillances d'entreprises

Si l'on observe le cumul des ouvertures de redressements et de liquidations judiciaires, celles-ci sont en recul de 84,1 % sur la seconde quinzaine de mars et de 75,2 % sur la première quinzaine d'avril, par rapport aux mêmes périodes de 2019. La fermeture des tribunaux et les ordonnances prises à la fin mars pour adapter les droits des entreprises en difficulté expliquent ce ralentissement jusqu'au 24 août. Une entreprise en difficulté a en effet le droit de reporter sa demande d'ouverture de procédure collective un mois après la fin de l'état d'urgence sanitaire. Après cette date, les entreprises en cessation de paiement seront tenues de demander l'ouverture d'une procédure collective. On devrait donc assister à un afflux de procédures qui aura un effet aussi trompeur que le ralentissement actuel. Mais on devrait avoir une idée plus précise de la situation le 24 octobre, soit trois mois après la fin de l'urgence sanitaire. L'état de cessation des paiements de l'entreprise sera alors apprécié au regard de sa situation financière constatée au 12 mars 2020 (date retenue comme celle du début de l'état d'urgence sanitaire). Comme l'explique Altares, "cela veut dire que, jusqu'au 24 octobre, une entreprise pourrait ne pas être considérée en état de cessation de paiement si elle ne l'était pas au 12 mars". >> Lire l'article complet sur le site de l'Auvergnat de Paris

Des masques et des bulles pour retrouver l'extérieur après le confinement

De nombreuses entreprises imaginent à quoi pourrait ressembler l'EPI du quotidien. Avec une démarche innovante, créative ou ludique, elles semblent aussi dessiner le monde après le Covid-19. L'Usine Nouvelle a sélectionné les projets les plus convaincants. Le plus abouti - Installé à Toronto (Canada), VYZR Technologies a déjà récolté plus de 114 000 euros sur la plateforme de financement participatif Indiegogo. La start-up a conçu un prototype de sa solution : un EPI équipé d'un ventilateur et d'un filtre pour traiter 95 % des particules en suspension dans l'air. Assez massif, le produit ressemble à un scaphandre souple mais il ne pèse que 1,25 kg. Une petite batterie permet d'alimenter le ventilateur pendant 8 heures pour brasser de l'air propre dans la combinaison. Celle-ci se recharge avec un simple port USB. >> Lire l'article complet sur le site de l'Usine Nouvelle

Vous allez tailler vos budgets à la hache ? Vous auriez mieux à faire...

En ce qui concerne le budget marketing / communication, ou plus largement celui des moyens moteurs, la crise actuelle est une fantastique opportunité de remettre en cause le paradigme d'un pourcentage fixe des ventes (chiffre qui varie selon les secteurs et qui est souvent arbitraire). C'est l'occasion de partir d'une feuille blanche et de bâtir un plan d'activation bottom up qui a bien évidemment comme point de départ les objectifs fondamentaux de la marque et sa plateforme de communication pour aboutir au strict nécessaire en termes de nombre de touchpoints activés. Ce "strict nécessaire" est efficace aux quatre conditions suivantes : 1 - Connaître les touchpoints influents dans la catégorie : c'est comme réviser d'abord les matières à fort coefficient pour réussir son bac. Encore faut-il connaître les coefficients ! 2 - Concentrer suffisamment de moyens sur le nombre réduit de touchpoints retenus pour s'assurer de franchir le seuil de visibilité de la catégorie : la déperdition d'argent en actions secondaires qui se diluent dans le "bruit moyen" de la catégorie est généralement beaucoup plus important qu'on le pense. " 3 - Travailler les touchpoints en synergie et pas simplement en cohérence de message (qui est le "minimum syndical") : le fameux 1+1 = 3 ne s'obtient pas tellement par la répétition d'un même message sur différents canaux que par des rebonds intelligents,

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