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Baromètre de la performance énergétique et environnementale des bâtiments français

Publié par Magdalena Saczawa le

OEuvrer pour l'immobilier durable (OID) à publié son baromètre de la consommation énergétique en 2023 dans l'hexagone. Bureaux, centres commerciaux, hôtels, bâtiments de santé et actifs résidentiels ont été passés au peigne fin. Cinq tendances sont à retenir.

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Une augmentation énergétique pour les centres commerciaux et les hôtels

Les centres commerciaux et les hôtels connaissent une augmentation de leur consommation énergétique en énergie finale de, respectivement, 6,5 % et 10,7 %. En effet, l'année 2022 constitue la première année de normalisation post-crise sanitaire. Le taux d'occupation des hôtels a fortement augmenté tout comme les fréquentations des centres commerciaux.

Une baisse énergétique mesurée pour les actifs de santé

Les actifs de santé présentent quant à eux une baisse mesurée de leur consommation, avec une baisse de -1,2 % en énergie finale. Cette baisse témoigne d'une pression toujours plus forte sur les bâtiments et leur fréquentation.

Une baisse des consommations dans les bureaux et les logements

Les bureaux et les logements confirment la tendance à long terme de la diminution des consommations énergétiques. En effet, les bureaux enregistrent une baisse de -8,7 % pour atterrir à 134 kWhEF/m². Les logements présentent une diminution de -6,4 % avec une consommation annuelle de 140 kWhEF/m².

Une rigueur énergétique mise en route mais encore trop loin des objectifs fixés

Malgré les résultats encourageants le rythme de la décarbonation reste toujours en deçà des ambitions fixées. La France connaît une diminution moyenne de 2 % par an depuis 2010 tandis que les ambitions européennes placent la diminution annuelle à 6 %. L'Union Européenne prévoir en effet une obligation de réduction énergétique des locaux tertiaire de 40 % en 2030.

Un durcissement des réglementations climat à anticiper

Pour rappel, à partir de janvier 2024, les bâtiments d'habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant janvier 2013 et dont les systèmes de chauffage et de refroidissement sont centralisés devront faire l'objet d'un DPE (plus de 200 lots), 2025 (50 et 200 lots) et 2026 (moins de 50 lots). Cette réglementation est mise en place dans le cadre de la loi climat et résilience pour les DPE collectifs.

Entre 2024 et 2027 une évolution progressive des seuils d'émissions de gaz à effets de serre sera mise en place dans le cadre de la loi RE2020.

Entre 2025 et 2034, les restrictions sur le locatif se durcissent. Il sera interdit de louer des logements de classe G en 2025, de classe F en 2028 et de classe E en 2034.

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